par Jean-Louis TRIBILLON
Edition Teknéa, Toulouse, 1999
En ce jeudi après-midi 11 septembre 1997, Pierre BARADUC, à qui j'ai demandé de bien vouloir écrire le chapitre 10, m'offre un livre. Heureusement qu'il ne l'a pas fait il y a quelques mois car je n'aurais pas osé me lancer dans l'écriture de celui-ci. En effet son cadeau est «Optique» qui est la traduction intégrale par Jean-Paul MARAT en 1787 de l'original de Isaac NEWTON à qui moi-même ne consacre que trois lignes dans le chapitre 2. A Madame GIBON, patiente réalisatrice de la maquette de cet ouvrage, il offre aussi un livre. Il y a des jours où le bonheur est dans un bureau. Merci.
N'étant pas NEWTON, je n'ai pas écrit un livre d'optique.
Je n'ai pas non plus écrit un livre sur le calcul optique, donc le lecteur ne trouvera pas le calcul systolique et autres modulateurs acousto-optiques…
Ce n'est pas non plus un livre sur le traitement du signal, n'est donc pas évoquée, par exemple, l'analyse spectrale large bande.
Pas non plus un livre sur les mémoires optiques et/ou holographiques, ne sont donc pas présentés les disques optiques, le hole burning, les techniques à deux photons, les puits quantiques, le stockage haute densité à partir des principes de l'optique de proximité…
Que le lecteur ne cherche pas non plus dans ce livre les lasers femtosecondes et le spatio-temporel, l'optique non linéaire, les solitons…
Peut-être un peu les photons. Mais dans la dualité de la lumière, corpusculaire et ondulatoire, c'est un livre qui s'intéresse essentiellement à la mise en œuvre de son aspect ondulatoire.
C'est un livre qui parle du traitement optique de l'information et de la reconnaissance des formes par voie optique.
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C'est un livre qui veut s'adresser à tout lecteur même non spécialiste de l'optique et des domaines particuliers qui en sont la matière première.
Expliquer les mots, en définir leur contour et leur contenu, c'est donc la première chose qu'il m'a paru nécessaire de faire.
Essayer d'évaluer aujourd'hui ce qu'ils représentent dès lors qu'ils sont habilement associés entre eux a été mon deuxième objectif.
Projeter tout cela à une dizaine d'années pour comparer, mettre en perspective leur réalité par rapport aux technologies électroniques numériques, est un exercice difficile (parce que stratégiques pour leurs maîtres-d'œuvre), risqué, que j'ai accepté par nécessité. En effet, dans l'époque actuelle, les contraintes budgétaires imposent des choix drastiques, douloureux même, surtout pour les décideurs, sachant eux-mêmes que leur choix imposera à chacun d'entre nous un peu de notre avenir.
J'ai voulu apporter, modestement, mais concrètement, c'est-à-dire de façon pérenne par l'écriture, ma contribution à partir de mon expérience, exercer ma sagacité et même introduire un peu de parti pris, pour éclairer cette activité génériquement appelée «traitement de l'information». Et, il apparaît clairement que l'information se présente de plus en plus sous forme d'image. Le multimédia, par exemple, déjà là, mais aussi l'imagerie médicale, satellitaire, endoscopique, industrielle… Et puis, au pire, si mes prises de position amènent des contradictions, cela aura au moins le mérite de nourrir la réflexion.
Quels efforts de recherche cela représente-t-il, dans le monde ? On sait bien que si «une masse critique» n'est pas atteinte il ne se passera applicativement rien, donc il n'y aura pas d'activités créées et évidemment pas d'emplois. J'ai essayé, chapitre 8, d'en faire une macrophotographie.
Enfin, se poser la question de la biologie de la vision est pour moi incontournable «malgré APOLLINAIRE».
C'est ainsi que j'ai voulu construire ce livre. Les chapitres se déroulent, se suivent, mais en étant indissociables les uns des autres. C'est donc d'une globalité dont il est question.
C'est aussi un livre de souvenirs. Je crois que c'est Paul VALÉRY, qui, à la question : «à quoi ça sert les souvenirs ?» répondait : «à faire des phrases».
Je souhaite bonne lecture, à chacun, des phrases qui suivent.
Jean-Louis TRIBILLON, Novembre 1998
Contact : Jean-Louis TRIBILLON,
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